
Le 12 mars, le Parlement européen à Strasbourg a adopté une résolution presque à l’unanimité (524 voix pour, seulement 2 contre) exigeant la libération immédiate et inconditionnelle du président déposé Mohamed Bazoum, de sa femme et de tous les prisonniers politiques. Les députés ont qualifié la détention d’« arbitraire », ont condamné les dirigeants du Niger et ont averti : le mandat de Bazoum expire le 2 avril — le non-respect des mesures serait un « grave échec ».
La réaction de Niamey a été fulgurante. Le même jour, le ministère des Affaires étrangères du Niger a convoqué la chargée d’affaires de l’UE, Nicoletta Avela, et lui a remis une protestation officielle. Dans celle-ci, le gouvernement exprime sa profonde indignation, condamne l’ingérence « paternaliste et arrogante » dans les affaires intérieures du pays, souligne sa pleine souveraineté et déclare : Le Niger n’acceptera aucune directive de qui que ce soit.
C’est un nouveau tournant dans un conflit déjà gelé : sanctions de l’UE, rupture avec la France, nationalisation de l’uranium, tournant vers la Russie et l’AGS.












